|
OMS et OSTEOPATHIE (source
www.who.fr stratégie de l'OMS sur les
médecines traditionnelles) |
|
La médecine traditionnelle, complémentaire et parallèle suscite un éventail complet de réactions, de l’enthousiasme sans réserve au scepticisme non informé. Néanmoins, l’usage de la médecine traditionnelle (MTR) reste très répandu dans les pays en voie de développement et celui de la médecine complémentaire et parallèle (MCP) se fait de plus en plus courant dans les pays développés. Aux quatre coins du monde, décideurs, professionnels de la santé et grand public se débattent avec les questions d’innocuité, efficacité, qualité, disponibilité, préservation et développement futur de ce type de soins de santé. Le moment est donc venu pour l’OMS de définir son rôle en matière de MTR/MCP en développant une stratégie pour aborder les problèmes de politique, innocuité, efficacité, qualité, accès et usage rationnel de la médecine traditionnelle, complémentaire et parallèle. Qu’est-ce que la médecine traditionnelle ? « Médecine traditionnelle » est un terme global utilisé à la fois en relation avec les systèmes de MTR tels que la médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda indien et l’unani arabe et avec diverses formes de médecine indigène. Les thérapies de MTR englobent les thérapies médicamenteuses qui impliquent l’usage de médicaments à base de plantes,a parties d’animaux et/ou minéraux et les thérapies non médicamenteuses qui sont administrées principalement sans usage de médicaments, comme dans le cas de l’acupuncture,des thérapies manuelles et des thérapies spirituelles. Dans les pays dont le système de santé prédominant est basé sur l’allopathie ou bien où la MTR n’a pas été incorporée au système de santé national, la MTR est souvent appelée médecine « complémentaire », « alternative » ou « non conventionnelle »b. Usage répandu et croissant L’usage de la MTR est très répandu et revêt une importance sanitaire et économique croissante. En Afrique, jusqu’à 80 % de la population utilise la MTR pour répondre à ses besoins de soins de santé. En Asie et en Amérique latine, les populations continuent d’utiliser la MTR en raison de circonstances historiques et convictions culturelles. En Chine, la MTR représente 40 % des soins de santé administrés. |
|
Usage rationnel des MTR/MCP![]()
|
L'OMS souligne
l'importance de la qualification des praticiens... 4500 heures de cours ajoutées au 3800 heures d'un diplôme de kinésithérapeute. Soit 8300 heures, l'équivalent d'un "doctorat" dans le système LMD (licence Master Doctorat)
|
ÉTUDE DE RENTABILITÉ DE LA MCP Une étude entreprise par le Programme National du Pérou pour la Médecine Complémentaire et l’Organisation panaméricaine de la santé compare les pratiques de MCP aux pratiques de l’allopathie, telles qu’elles sont utilisées dans les cliniques et hôpitaux opérant au sein du système de sécurité sociale péruvien. L’efficacité relative de la MCP est évaluée en termes de : ✥ efficacité thérapeutique observée ✥ satisfaction de l’utilisateur/du patient ✥ réduction du risque médical futur associé à un changement de mode de vie. Les traitements de certaines pathologies du même degré de gravité sont comparés, tels qu’ils sont enregistrés dans les histoires de cas et/ou évaluations cliniques. Un total de 339 patients, 170 traités par la MCP et 169 par l’allopathie, ont été suivis pendant un an. Les traitements des pathologies suivantes sont analysés : ostéoarthrose modérée, douleurs du dos, névroses basées sur l’anxiété, asthme léger ou intermittent, maladie de l’acide peptique, migraines nerveuses, obésité exogène et analyse faciale périphérique. Les conclusions (95 % concluantes) peuvent être résumées comme suit : 1. La moyenne totale des coûts directs de l’utilisation de la MCP est inférieure aux frais encourus durant la thérapie conventionnelle. (Pour évaluer les coûts directs des deux systèmes, les coûts réellement encourus durant le traitement de chaque pathologie choisie sont calculés et comparés.) 2. Pour chacun des critères évalués : efficacité clinique, satisfaction de l’utilisateur et réduction du risque futur, l’efficacité de la MCP est supérieure à celle des traitements conventionnels, y compris : ✥ moins d’effets secondaires ✥ meilleure corrélation entre la perception de l’efficacité par le patient et l’observation clinique de l’efficacité ✥ plus grande reconnaissance parmi les patients du rôle joué par les systèmes médicaux pour résoudre les problèmes de santé. 3. Le rapport coût-efficacité total de la MCP est de 53–63 % supérieur à celui des traitements conventionnels pour les pathologies sélectionnées. Source : EsSalud & Organisation panaméricaine de la santé, 2000.51
|
|
![]()
|
La recherche d'une approche plus naturelle soulignée par L'OMS
|
|
|
|